samedi 17 janvier 2009

Une promenade dans ma mémoire

Une promenade dans ma mémoire


Après une longue journée d'école, je reviens à la maison, je me repose sur un fauteuil, je sens mes yeux somnolents… tout à coup, je me trouve dans un lieu lugubre et monotone, j'erre ça et là, dans des ruelles étroites, je ne doute point que c'était une ville prospère, étant tombé sous les griffes de la déchéance, son peuple l'a désertée.

J'entrevois des téléviseurs partout où passent des faits que je reconnais bien, certes, mais parfois que je trouve singuliers et ridicules ; ces machines rustiques sont mises sur les appuis des fenêtre qui surplombent largement des maison inhabitées . Après un long itinéraire, je me trouve dans un chemin qui s’achève par deux sentiers, une courte réflexion s’impose, puis j’opte pour celui qui se trouve à ma droite pour continuer paisiblement ma promenade. Dans le routin mille odeurs, de roses, de lupins et de bruyère me sautent au visage, je pourrais dire que le printemps rayonne dans toute sa splendeur.

Soudain j'entends des chuchotements et à fur et à mesure que j'avance dans la route, les voies se multiplient, oui, il y a des gens, une colline se dresse devant moi, je monte puis je descend, or le chemin finit par un portail en bois fragile, je le pousse, une lumière éclatante m'empêche la vue, après quelques secondes mes yeux s'accoutument peu à peu à celle-ci, et je peux maintenant voir. Je suis ébahi, étonné, figé de stupeur c'est une vaste prairie dont les limites paraissaient azur, et une centaine de gens y marchent sans dessein précis, je chemine puis je me trouve en train de courir.

Je reconnais ces personnes, il y a ma famille et mes amis qui me sourient gaiement et mes ennemis qui me regardent d'un air méprisant. Je marche à vive allure, je découvre le lieu, c'est fascinant, mais où suis-je? Comment tous ces gens se sont réunis? Et pourquoi dans ce lieu ?

Brusquement, je suis habillé d'un beau pantalon, d'un gilet mauve et d'une cape noire absurde, oui je suis habillé à la façon du 17eme siècle, je suis assis sur une grande chaise dont les barreaux sont dorés, deux soldats font le guet, des hommes et des femmes passent me saluer, je sens une fierté en moi, je suis le roi, et ce lieu est mon pays et tous les gens qui me souriaient auparavant ce sont mes sujets, par contre ceux qui me regardaient d'un air rabaissant et grondaient avec un ton rude ce sont mes opposants, c'est le seul raisonnement que j'établis pour expliquer cette existence.

Après je vois des milliers de feuilles en train de zébrer le ciel limpide, ce sont des textes, des fiches et des écrits philosophiques et scientifiques.

Oui maintenant je peux affirmer que je suis dans ma mémoire, oui ici je suis le roi, ici je suis chez moi.

Et je me réveille d'un rêve mémorable.

Un lieu lugubre


Barricadé par les mystères
Il continue son itinéraire infini
Livré à une quête d'intrigues divers
Il se grise dans un monde plein d'harmonie

Maintes portes closent le tentent
Pauvres de lui il se sent embarrassé
Tous les choix devant lui se vantent
et aucun d'eux ne méritent d'être délaissés

Voilà qu'un livre enchanté fut choisi
Il usurpe son esprit et le fait impliqué
dans une enquête policière ou il se sent moisi
Il le ferme,se livrant ainsi à un exercice déjà pratiqué

Entre les rayons d'une bibliothèques
Le voilà qu'il se sent à nouveau épanouis
Un son lui procure que du pittoresque
Oui c'est la mélodie du silence qui se joue en harmonie